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La Pendue - Polidégaine
Manipulation insolente, libertaire, disjonctée, et à gaine.
Tout Public. Déconseillé aux – de 6 ans.
Durée : 1 heure.
Mise en scène et interprétation : Estelle Charlier et Romuald Collinet.
Conception et scénographie : Romuald Collinet.
Marionnettes : Estelle Charlier.
Conseiller en tout et rien : Romaric Sangars.
Deux marionnettistes en cavale trimbalent une arme d’hilarité massive : ils dégainent la marionnette la plus célèbre du monde, Polichinelle, et s’apprêtent, avec un enthousiasme effréné, à donner le spectacle dont ils ont vanté l’exceptionnel mérite. Mais, comme prévu, rien ne se passe comme prévu.
Bienvenue dans la frénésie désopilante d’une nouvelle version de Polichinelle : une version qui tue, où le célébrissime Polichinelle apparaît dans son élan le plus débridé et à un rythme détonnant, déclenchant des rafales d’éclats de rire qui ravagent sans distinction les enfants comme les adultes. Car Poli rit de tout.
Même de la mort.

C’est il y a plus de quatre-cents ans, dans les rues de Naples, que naquit « Pulcinella ». Egalement personnage de Commedia Dell’Arte, il est une figure emblématique pour les Napolitains. Pulcinella est né fêtard, et la fête, avec ses moments de liesse et de défoulement collectif permettait, à Naples comme ailleurs, d’assumer les aléas de l’existence et de l’Histoire. Eclater de rire au pied du Vésuve pour exorciser la menace du volcan résumait l’esprit même de Naples, et son héros populaire allait en incarner les contradictions : à la fois naïf et rusé, obscène et romantique, peureux et courageux, filou et philosophe, l’avorton napolitain reprit à son compte toutes les qualités typiques et contradictoires de son peuple.

Du XVIIIe siècle jusqu’à aujourd’hui, répandant comme une traînée de poudre son humour explosif, Pulcinella allait acquérir un très large succès, et bien au-delà de sa patrie originelle. En effet, sur le dos de marionnettistes bien moins célèbres que lui, il a traversé tous les pays d’Europe, déclinant son étrange sobriquet à chaque frontière, s’adaptant à chaque spécificité culturelle tout en conservant sa singulière « philosophie ». Ainsi se fit-il appeler « Polichinelle » en France, « Punch » en Angleterre, « Petrouchka » en Russie, « Kasperl » en Allemagne, « Don Cristobal » en Espagne ; et l’on trouve même un « Mamulengo » au Brésil et un « Karagöz » en Turquie, cousin du grec « Karaghiosis »… Pulcinella est vivant, il réchauffe le cœur de tous ceux qui l’adoptent et tient son souffle et son incomparable énergie tout autant du marionnettiste que du peuple exalté de part et d’autre de son castelet.

Pulcinella et ses avatars font donc partie d’une tradition capable de s’adapter librement aux époques et territoires traversés. Ainsi les marionnettistes qui ont la chance, de nos jours, de rencontrer cette grande tradition, découvrent au fur et à mesure de leurs recherches comment leur rôle consiste non pas tant à créer leur propre spectacle que de continuer humblement à porter un héros âgé de plusieurs siècles, héros qui les dépasse et ne les requiert qu’un instant.

Au début il y eut Le Remède de Polichinelle, un spectacle enchaînant de courtes scènes jouées « au chapeau » dans les villes et les villages de France et que le succès impromptu conduisit à voyager plus de quatre cents fois en moins de trois ans.
Après plusieurs années entièrement consacrées à la recherche et l’improvisation autour de la marionnette à gaine napolitaine, du castelet traditionnel et du délire spécifique habitant Polichinelle, La Pendue crée Poli dégaine, bien décidée à s’en servir pour liquider les préjugés et maintenir la Tradition à ébullition.
Conservant les mêmes canevas traditionnels mais accentuant encore la dynamique échevelée qui avait fait le succès du Remède, Poli dégaine relève d’une forme radicalisée et frontale du précédent spectacle. Epuré dans sa trame mais déployé dans ses dérapages, il offre en dernière mouture la frénésie désopilante d’une version qui tue.
Deux marionnettistes en cavale trimbalent une arme d’hilarité massive : ils dégainent la marionnette la plus célèbre du monde, Polichinelle, et s’apprêtent, avec un enthousiasme effréné, à donner le spectacle dont ils ont vanté l’exceptionnel mérite. Mais comme prévu, rien ne se passe comme prévu. Poli rechigne à interrompre sa sieste, refuse de jouer et dézingue tour à tour ceux qui l’assaillent pour le motiver à remplir son rôle : le chien, la poule, dame Gigogne, ses vingt-deux bébés, le policier, le bourreau et même les squelettes de la mort : toutes les marionnettes y passent. Rien n’y fait. Poli s’en fout et envoie systématiquement tout balader dans un immense éclat de rire. Ce qui revient justement à assumer pleinement son rôle. Et c’est sur l’amorce de ce détonant paradoxe que Poli… dégaine !

Polichinelle est un personnage d’une richesse exceptionnelle, ainsi peut-on faire d’intéressantes découvertes concernant son origine, sa voix, la signification de ses deux bosses ou de son masque noir. On peut tout aussi bien étudier le rôle qu’il tient dans la Commedia dell’Arte et dans le théâtre de rue, ou encore s’interroger sur sa ressemblance avec le bouffon du roi et sur les liens qui le rattachent à Guignol, ce maître de la satyre sociale.

Cependant, ce que la compagnie La Pendue a choisi d’explorer en premier lieu, c’est sa capacité à jouer avec les grands thèmes éternels qui sous-tendent son étrange philosophie. En effet, Polichinelle, simple marionnette à gaine tout à la fois manipulée et totalement libre, incarne à merveille la dualité de l’homme, la tension, le combat ou l’alliance des opposés complémentaires. Angélique et démoniaque, ce personnage assume tous les contraires, il les révèle et s’en amuse par le biais de la farce, renvoyant ainsi le spectateur à sa propre dualité. De ces contraires qui s’affrontent en chacun de nous, il démontre ainsi l’indissociabilité. Plutôt que d’ignorer leur conflit, voilà qu’il met à jour -porte à étincellement- l’humour absurde qui jaillit du choc, et parvient à faire de cette confrontation explosive la source même d’un jeu extraordinairement comique.

En définitive, ce que Polichinelle propose à chacun, c’est d’entrer dans son castelet intérieur. En effet, contrairement à d’autres héros populaires, ce n’est pas simplement contre la société ou des adversaires extérieurs qu’il se bat ; les personnages qu’il affronte sont avant tout ses alter ego, et le combat qui le requiert est un combat contre lui-même.

L’intérêt principal d’un spectacle de Polichinelle, c’est qu’aussi incontrôlable qu’il soit, Polichinelle rassemble. Au gré des différents niveaux de lecture, chacun peut trouver pleinement son compte et, que ce soit sur une place publique, dans un jardin, une salle de spectacle ou un théâtre à l’italienne, c’est dans la même joie sincère que Polichinelle parvient à faire communier des personnes de tout milieu et de tout âge. A une époque où tout est fragmenté, circonscrit, étiqueté en vue de publics ciblés, Polichinelle, fidèle à son antique mission, se penche au-dessus du cadre et pète malicieusement au nez de tout le monde. Il dissipe d’un vent bien senti les formatages et l’ordre établi, provoquant dans l’assistance un archaïque et salutaire phénomène de catharsis.

Par conséquent, Poli dégaine est par excellence un spectacle tout public, ce n’est d’ailleurs que dans l’amalgame des plus jeunes et des plus vieux que sa magie se nourrit et dispose de la latitude optimale pour opérer.

En effet, pour croire aux marionnettes, l’adulte doit faire tomber les barrières et les réticences de son âge, en se laissant aider par la liberté imaginaire des enfants qui l’entourent et la lui communiquent. Au cours de cette expérience ressurgit l’enfant enfoui dans chaque adulte, et avec lui cette qualité d’émerveillement sauvage. Telle est la haute mission d’un bon Polichinelle : réunir à nouveau, à la grâce d’un abandon euphorique, les contraires qui nous déchirent, l’adulte et l’enfant, et enfin tous ceux qui se laissent embarquer dans son délire.

Si malgré les guerres, les épidémies, les catastrophes naturelles, les révolutions et l’évolution frénétique du monde moderne, Polichinelle est encore vivant de nos jours, c’est parce qu’il connaît un grand secret. Un secret que nous possédons tous…

- Version légère : castelet escamotable (Par avion).

- Version normale : castelet et palissade.

- Version lourde : castelet, palissade, et orchestre (Pumcliks).

- Version Jeune-Public : Le Remède de Polichinelle.
« Vous avez la crève, la flemme, le trouillomètre à zéro, les dents serrées, la diarrhée du poulet, ou simplement le mal de dos ? Goûtez à ce spectacle et… GUERITTO SUBITTO ! » Devant leur théâtre ambulant, un bonimenteur ni bon ni menteur et une chimiste chimérique s’apprêtent à vendre le remède de Polichinelle, une potion qui peut guérir les spectateurs de toutes les maladies. Mais Polichinelle, le seul à détenir la recette miracle, est pris de folie et refuse de livrer son secret.

« Un Polichinelle absolument magnifique, un modèle du genre, dans la grande tradition. »
KARAGöZ

« Tout est judicieusement ficelé et tordant de rire, et le maniement des marionnettes est spectaculaire. »
Froggydelight.com

« Une véritable performance. » « Des virtuoses de la marionnette. »
Le Dauphiné

« Polichinelle (…), ils l’animent au sens le plus littéral du terme : anima, l’âme. »
Le Journal du Centre

« Une cadence infernale, des courses-poursuites rebondissantes, des scènes d’action à vous couper le souffle, des quiproquos et imbroglios à n’en plus finir… non, ce n’est pas le dernier film de Tarantino, c’est un spectacle de théâtre forain et marionnettes à gaine. » « Effet cathartique radical. »
Happy-culture.org

« Chapeau bas et respect pour la prestation de la compagnie La Pendue qui allie manipulation, diction et interprétation de façon magistrale. » « Un spectacle détonnant ! »
Ouest France

« A la fois maîtres de leur art, inventifs, et respectueux de quatre siècles de tradition d’irrespect. »
Le Télégramme

« Un Polichinelle décapant à leurs mains, Estelle et Romu dépoussièrent la tradition. »
L’Ardennais

« Un brin de folie, un zeste de Tex Avery, une technique de manipulation endiablée. »
Le Progrès

« Magnifique moment de manipulation de marionnettes. »
Paris Normandie

« Ça tue un ours ! »
Zoé

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