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La Pendue - Compagnie La Pendue

Compagnie de théâtre, marionnettes et métamorphoses sensibles, fut créée en l’an 2003 à Grenoble par deux anciens élèves de l’ESNAM* de Charleville-Mézières : Estelle Charlier et Romuald Collinet. Gérée par l’association du Théâtre de l’Homme ridicule, elle a bâti son atelier, son athanor, sa salle de répétition et ses yourtes sur les sommets de la colline d’Herbeys.

La compagnie oriente son travail selon deux axes divergents et complémentaires :
-Un axe traditionnel, centré sur la marionnette à gaine, selon lequel les marionnettistes se réapproprient le personnage quatre fois centenaire de Polichinelle à travers deux versions, Le Remède de Polichinelle (plus enfantin) et Poli dégaine (plus disjoncté).
-Un axe contemporain recourant à de nombreuses techniques (marionnettes à fils, portées, ombres et autres encore non répertoriées) qui verra la création de Hors l’ombre en collaboration avec le musicien et auteur Romaric Sangars. Ce spectacle vise la puissance poétique maximale par le déploiement d’une vaste chorégraphie symbolique gravitant autour du mystère humain et tentant de saisir le point d’oscillation entre pesanteur et apesanteur.

A travers ces formes diverses, voire paradoxales, c’est en tant que symbole universel d’humanité que La Pendue désire porter la marionnette, afin de dévoiler des zones d’ombres, alterner et éclater les masques, et emmener le spectateur au fil tremblant de ses ailleurs intérieurs.

*Ecole Supérieure Nationale des Arts de la Marionnette (promotion 1999-2002).

Estelle Charlier
Initiée très jeune aux arts du théâtre et aux contes incarnés, elle a déjà joué cent personnages et testé des techniques diverses lorsqu’elle entreprend le conservatoire d’Art dramatique de Grenoble, parallèlement à des études universitaires en Arts du spectacle. Mais c’est sous le coup d'un hasard objectif qu’elle découvre la forme artistique qui résume et accomplit tout ce qui l’avait jusque là passionnée à tort et à travers : la marionnette. Afin de s’y vouer pleinement, elle entre alors à l’ESNAM de Charleville-Mézières, où elle rencontre Romuald Collinet et fonde avec lui la compagnie La Pendue. Révérant, des marionnettes, le mystère poétique, elle aime défier l’abîme avec ce théâtre de fortune apte à provoquer des décharges émotionnelles d'une qualité rare.
Romuald Collinet
Initié très jeune au arts de la rue et à la bohème aventureuse, il crée dès 17 ans des spectacles de théâtre de marionnettes et remplira ainsi son chapeau durant une dizaine d'années. S'il entreprend l'ESNAM à Charleville-Mézières, il quitte l’école avant terme pour apprendre les arcanes de Polichinelle et faire naître le sien dans le vacarme des rues de Naples. Ainsi nourri de tradition populaire, il vient retrouver Estelle Charlier pour œuvrer au sein de La Pendue à des recherches contemporaines. Appréhendant la marionnette comme une voie initiatique originale, il cherche à affranchir son esprit par la manipulation de corps artificiels.
Romaric Sangars
Initié très jeune au piano et au rêve éveillé, il pratique également le théâtre avant de former, à seize ans, un groupe de musique extrême avec lequel il signera deux albums. Rompant ses attaches au début du siècle, il arrête également des études de Lettres modernes après un mémoire portant sur la guerre et la poésie, mais cesse de brûler la sienne et publie ses premiers poèmes en revue. Il partage actuellement sa vie entre Paris et Grenoble, musique et littérature ; se consacrant d'une part à l'écriture et au journalisme littéraire, et d'autre part à la confection de transes par le biais de divers projets musicaux. Sa collaboration avec La Pendue, cardinale, le mène à tout fusionner. Croit viscéralement à la dimension chamanique du poème.
Remerciements

Merci à la tribu du Chemin de la Vie : à Jean, président du Théâtre de l’Homme Ridicule, à Joëlle pour les soupes au retour des tournées et à leur bric-à-brac fertile, à Sarah pour ses yeux, à Adrien pour le toit, les cloisons et les joints, à Lise de l’amitié à la famille, à Richard pour les accords au jour le jour, à Martin il mio pirata, et à Jélisa-Rose relève en éclosion.

Merci à Aurore et Bruno, fidèles même après le Champagne, à Cyril et Manu, les ouvriers de l’été, à Niko l’fandard, Aurélien et Margaux, à Franck l’allumé, à Stéphanie Georges, Sandrine Jourdan, Amarine et Tristan, à la plume d’Emma Delombre, à Laurie graine de vie, à Martin et Elsa et Elsa et Martin du Pied sur la Tête et vice et versa, au Cirque Bang-Bang, à Khôl qui s’écoute pour finir en beauté, aux The Pumcliks et aux Buffpapier pour les bouts de route qu’on fait ensemble, à Bruno Léone notre élève, à Roman Paska, maître des mystères, à Pierre et au Cirque Gones, à Garin Trousseboeuf pour les conseils à la bougie, à Olivier et ses collègues du Théâtre Dest, à Renaud Robert et au Faux Col pour faire péter Poli plus haut que son nez, à Christophe du plus grand festival du monde, à Louise de Montréal et au grand peintre Butcher, à Nicole et Martin, à Clint d’Atlanta, au Montreur et à Raph, à Francis Debeyre et ses Baraques, à la drôle équipe de la marmaille de Limoges, à Philippe Urbain et à Robert, à René Trusses pour les vieux conseils, à quelques f.o.l.(mais pas toutes), à Patrice Fournaise pour l’importance des p’tites choses, à Marie Thomé qu’on n’oublie pas, à ma banquière, à Brigitte, rieuse de l’institut, à tous les cons de l’école, aux grotteux de la Space Caverne, à Nathalie et Damien pour l’auberge auvergnate, aux Belges alcooliques de la Rochelle, à Hervé qui se pend aux câbles, à Michèle et Astrid, Alain et Catherine, oncle Dan, John et Steven, Geneviève Lefaure, Annette Dabs, Loïc Cloez gueule de bois, Alain Lecucq, Claudine Miesch, Robert et Ginette des Risorius, Sylvain Lecrocq, Antoine et Swan, Nusche, Olive, Hocine, Axelle, aux Choquet, aux Blanc, à l’équipe du Théâtre de Création de la ville de Grenoble,à Patrick Jabert et Marie-Christine Cuffolo, à Gepetto et à Jacques Felix pour la bobine de fil qu’on déroule tous ...

Merci au SDRP (système démerde des rues piétonnes), au soutien-gorge de ta mère, à saint Michel, au bouche à oreille, au vin français d’un restaurant romain (« Rien sans peine »), toutes nos excuses à Minouille, bienvenue à Mitmit, merci à Bococote et à Clémentine, à l’espoir qui nous tient, à la santé du feu, à l’homme orchestre, à la Mariolle, à la Tavola Calda, à notre fidèle Merco Sprint, aux biscuits à l’épeautre, au fantôme de mon grand-père, au connard du sixième, à celui qui viendra déposer une fleur dans ma loge, à la magie du triangle, aux masques tombés, aux cœurs ouverts, au spectateur inconnu.

Merci à toutes celles et ceux qui nous ont accueillis sur leurs scènes ou au coin de la rue, à tous les techniciens qui ont éclairé notre théâtre, à tous ceux qui continuent de remplir les salles, à ceux qui remplissent nos chapeaux, et à tous les sales gosses.

Merci aux auteurs de nos chocs esthétiques si précieux (une marionnettiste germano-folle, un poète martyre des électrochocs, un peintre anguleux, un dramaturge aux initiales renversées, un circassien secret…)

Merci au bossu qui nous a porté autant qu’on l’a porté,
à tous les pendus du monde,
aux étoiles (même filantes), au vent,
et à l’homme ridicule.